Photographier est pour moi un geste politique.
Mon travail se situe entre photographie documentaire et recherche plastique. Je pars du réel : des lieux, des corps, des trajectoires de vie. Puis j’explore comment l’image peut révéler les structures invisibles qui organisent le monde.
Mes séries interrogent l’organisation politique de l’espace.
Les territoires que l’on habite.
Ceux que l’on traverse.
Ceux dont on est tenu à distance.
Je travaille aussi autour des questions d’immigration, de mémoire et de genre. Des histoires intimes qui racontent toujours quelque chose de plus large : des rapports de pouvoir, des héritages, des formes de résistance.
Mon approche est lente et ancrée dans le terrain.
Observer, rencontrer, revenir.
La photographie devient alors un outil pour regarder autrement ce qui nous entoure — et pour rendre visibles des réalités souvent laissées en marge.





